KN-C23491 29 August 1962 President John F. Kennedy meets with Lebanese Patriarch of the Maronite Church, Paul Boutros Meouchi, 12:03PM – Photographer: Knudsen, Robert L. (Robert LeRoy), 1929-1989

[45] Patriarca dei Maroniti era il cardinale Meouchi, tempra di leader coraggioso e senza scrupoli; una volta aveva detto che era deciso di spazzare con la scopa e gettare al mare i musulmani che avessero ardito a intorbidare le acque della tolleranza da parte dei maroniti. Come i maroniti fossero decisi a non sopportare le angherie dei musulmani si dimostrò una volta, quando un gruppo di musulmani attaccò una scuola cattolica a Tripoli. Bastarono pochi giovani di Zghorta, che irruppero sulla città e misero in fuga i giovinastri musulmani. Intanto gli Zghortioti circondarono un villaggio musulmano e minacciarono di incendiarlo con tutti gli abitanti, se uno dei professori o alunni fosse stato ucciso. I musulmani hanno sempre temuto il linguaggio della forza del fucile.

Ci si chiede come mai la guerra civile sanguinosa tra cristiani e musulmani nel Libano. La risposta dolorosa è stata la magnanimità dei maroniti libanesi. Questi accettarono nel loro paese i profughi Palestinesi, che erano stati peraltro rifiutati da tutti gli altri paesi arabi.

Una volta istallatisi nel Libano, essi crearono uno stato dentro lo stato con spavalderia, dominando e dettando leggi. Essi incitarono la suscettibilità dei musulmani e li appoggiarono nelle loro rivendicazioni. Appoggiati quindi dai palestinesi, i musulmani cominciarono la sanguinosa rivolta, favorita dal Primo Ministro Karame, il quale si rifiutò di fare intervenire l’esercito, per reprimere l malefatte dei palestinesi.

Così cominciò la tragedia del Libano. Questa è stata peggiorata dall’intervento del Presidente Siriano Assad, il quale ha martellato spietatamente le regioni dei maroniti di Beirut e dei greci-cattolici di Zahle, seminando distruzioni e morti.
Credo qui opportuno riferire qualche saggio della tragica situazione, come mi è stato descritto da alcuni miei informatori. [46]

Arcivescovo Georges Haddad, 24.V.75: “Hier encore des affrontements à Beyrouth ont fait des dizaines de mort et de blessés entre la population et les palestiniens. Dans tout le pays, pése une atmosphère bien lourde. Dans la soirée d’hier, on annonçait un gouverment militaire. Dans notre région du Liban-Sud, en plus de l’insécurité, c’est la manque de travail. Les chrétiens surtout vivent dans des conditions précaires. Puisse le Seigneur délivrer le Liban de ses rudes épreuves et Notre-Dame du Liban protéger le Liban. Nous devinons combien Vous devez partager notre inquétude: Votre Excellence a tellement aimé notre pays et n’a pas manqué d’avertir les responsables en temps opportun. Tous le savent ici et nous en parlons trés souvent avec un souvenir respectueux et reconnaissant“.

Padre Giovanni Khoury, 12.V.75: “L’ultima lettera, che ho mandato a Vostra Eccellenza era del 24/3 e fino adesso non ho ricevuto una risposta. Credo che la colpa è della nostra posta che funziona molto male, specialmente in questi ultimi due mesi, che è quasi paralizzata per gli avvenimenti che abbiamo avuto, una vera guerra civile che Vostra Eccellenza ha sentito e letto. Ma la realtà è ancora maggiore di quella che hanno scritto i reporters. Abbiamo avuto quasi un migliaio di morti e più di duemila seviziati e feriti.
Non posso descrivere la distruzione e gli incendi e le torture che i nostri hanno avuto e con tutto ciò nessuno dei nostri alti gerarchi ha protestato come si deve. Basta dire che Monsignor Giuseppe Khoury è stato colpito in faccia, Monsignor Jean Maroun è stato colpito nella schiena: è paralizzato per sempre, si trova adesso a Parigi per curarsi; ed altri preti e suore sono stati colpiti; dei conventi sono stati saccheggiati. P.e. il Convento delle Suore del Buon Pastore e il Convento delle Suore Antonine a Dokwane. A Tripoli la Cattedrale di San Marone è stata devastata e il Ciborio con le ostie consacrate buttati nella strada. Insomma una vera persecuzione contro la Chiesa. Hanno sparato alla Croce del Campanile. Nel cimitero dei Greci-ortodossi le tombe sono state devastate e le ossa seminate nelle strade“.
[47] S.E. Mons. Alfredo Bruniera, Nunzio Apostolico, 6.VII.75: “Non ho mai dubitato della sua affezione a questo Libano dove anche Lei ha lavorato, sofferto e amato, e la sua gentile missiva ne è una prova eloquente.
Flere cum flentibusè sentire con la Chiesa e con coloro che sono parte della Chiesa; pertanto La ringrazio vivamente di questa sua delicata sensibilità ed attenzione.
Qui Ella è ricordato con venerazione e rispetto; non dubito che questo suo pensiero in momenti così critici sarà considerato un nuovo documento di questo suo amore al Paese che ha servito con tanto sacrificio“.
S.E. Mons. Georges Haddad, 13.IX.75:En plus de l’aide matérielle trés appréciable, Vos gestes réitérés sont pour nous le signe de Votre grande Amitié qui nous réconforte et nous apporte au milieu des événements douloureux que traverse le Liban, un grand soutien moral.
Une journèe ne se passe pas, en effet, sans que nous soyons témoins en des points différents du pays à des orgies sanguinaires et macabres. Dans la niut d’avant-hier, trois moines de l’Ordre libanais étaient égorgés dans leurs cellules dans un couvent au Nord du pays. Des masses criminelles n’ont pour but que de tuer, d’égorger et de mutiler des personnes innocentes. Puisse le Seigneur sauver ce pays qui va à sa riune, par l’intercession de Notre-Dame du Liban!“.
Sr. Marie-Jacques Karimé, 4.X.75:Depuis déjà un mois nous sommes des gens enfermés qui ne communiquons qu’avec l’hôpital, surtout moi. Dans toutes les rues il y a des franc-tireurs qui tirent sur n’importe qui.
La vie est presque intolérable tant qu’il y a des gens prés au vol et au tir au pistolet et tout ça contre de pauvres personnes inoffensives qui vont au travail et dans le boutiques pour s’approvisionner.
Nous recevons des blessés à l’hôpital et des fois il y a des jeunes trés atteint par des balles dans presque tout le corps, mitraillés qu’i sont par ces individus sans conscience, ni foi, ni loi“.
[48] Sr. Marie-Jacques Karimé, 4.XI.75:C’est le premier jour de calme et je m’empresse de vous écrire après un long silence. Le silence d’un pays maltraité par des éléments armés par toute une pègre qui de côté de Ras-Beyrouth. Après cet enfer de vie que nous avons passé, je ne sais quoi vous dire, car cette guerre était si sauvage et l’autorité de l’Etat était absente ce qui fait qu’il y a beaucoup de victimes innocentes et nous avions le coeur déchoré de constater tant de morts et de bléssés. 
L’hôpital ne pouvait plus contenir, ni répondre à toutes les opérations, on les suppliait d’aller un peu plus loin ceux qui étaient transportables, à lhôpital Abou-Jaoudé ou à 
N. D. du Liban à Jounié des fois“.
Sr. Marie-Jacques Karimé, 7.XII.75:Le cours de la vie ici est complètement perturbé il n’y a aucune présence de l’Etat qui se cache pour ne pas avoir affaire aux leaders gauchissants et la mort des innocents crie justice, sourtout quand il s’agit de personnes qui ont été enlevées en allant à leur travail“.
Mons. Georges Haddad, 18.XII.75:Notre Liban est bien éprouvé et meurtri et les célébrations joyeuses ne sont plus que simples souvenirs. Foyers endeuillis, méres éplorées, orèhelins, destructions ne se compte plus. On espérait la paix pour les fêtes, mais la saignée continue et il semble difficile de trouver un issue à ce cataclysme qui ravage le pays. Seule, la Main de Dieu peut nous sauver de ce fléau qui ravage le pays, et qui se solde tous les jours par une centaine de morts, d’enlèvements et d’exécutions, sans compter le destructions et les dizaines de milliers de chômeurs.
Nous devinons Votre peine profonde de voir ce qui se passe chez nous; tous ici reconnaissent que Vous avez toujours été pour le Liban un grand Ami perspicace et courageux. Nous sommes sûrs aussi que Vous ne nous oubliez pas au milieu de ces dures épreuves“.

MAY MURR POET AND WRITER

Sr. Marie-Jacques Karimé, 16.I.76:Vous comprenez notre situation et notre vie devenue intenable par la présence d’élèments non disciplinés et terroristes qui sont les palestiniens. Dieu ne sauve de leurs griffes: May Murr m’a parlé dernièrement me disant que depuis déjà dix ans, vous en parliez avec elle de la situation à laquelle aboutirait ce genre de réfugiés“.
[49] Sr. Marie-Jacques Karimé, 8.II.76:La vie est toujours très dure au Liban il faudra un bon bout de temps pour que la vie puisse rependre et devenir normal. Au Christ-Roi, à Brumanna, à Notre Dame du Puits et à St. Michel du Couvent de la Croix nous avons des centaines de réfugiês de Damur (300 et plus) la plupart des parents des religieuses. Le frére de Mère Brigitte a été enlvé et jusqu’à présent on ne sait pas où il se trouve“.
Sr. Marie-Jacques Karimé, 25.II.76:Notre situation dans ce pauvre pays est devenue intolérable, car aucun homme fort n’a osé exprimer haut et fort la Verité, personne n’écoute personne, la sécurité est absente et la situation matérielle des pauvres libanais chassés de leur contrée, dans nos institutions 850 réfugiés“.
Sr. Marie-Jacques Karimé, 21.III.76:Ici c’est à peine qua ça a commencé à reprendre un peu de calme que Joumblat a repris les armes et les menaces: Dieu nous délivre de ce démon horrible qui fait tuer tant de pauvres gens et laisse les autres mourir de faim. Notre vie est si triste qu’il y a des jours que je regarde le soleil avec étonnement me demandant comment peut-il briller sur tant de souffrances  et tant de misères. La Gauche utilise la terreur pour nous avilir et rendre esclave“.
Sr. Rosalie Akiki, 21.III.76:Le Liban est malheureux cette année: Excellence, vous ne pouvez pas imaginer ce qui se passe dans notre Pays, les chrétiens souffrent beaucoup et la plus part sont morts comme des martyrs et vous connaissez bien la cause de tous ces événements. On a pensé qu’ils pouvaient se libérer de tous ces chrétiens en commençant par les Maronites et aprés le reste: et ce qui est mauvais, la propagande qu’on a fait en Europe contre les chrétiens du Liban. Cent mille chrétiens sans maison sont réfugiés à Kesrouan, et au Metn. Nous-mêmes dans nos maisons, nous en avons plus de mille. Excellence je suis sûre que vous priez et travaillez beaucoup pour le Liban. Je vous supplie de faire le possible contre la propagande qu’on fait en Europe contre les chrétiens“.
Sr. Marie-Jacques Karimé, Aprile 1976: “Joumblat ne veut pas la paix et il fait tout son possible pour que la guerre continue et de la manière la plus cruelle: des centaines de victimes innocentes et les chrétiens ne sont plus tolérés dans les villages où il sont en minorité, on les [50] chasse ou on les massacre. La presse étrangère est payée pour camoufler la Vérité et les Gauchistes de Joumblat aisi que les Palestiniens tiennent les rênes de l’information. Ainsi Damour a été investie sauvagement avec tous les réfugiés que nous avons été obligés de sopporter, à peu près mille. Près de Hammana, après Bhamoun, à Selfaya les chrétiens ont été une partie massacrés et les autres évacués; à Ain Toura, ils ont été poursuivis ainsi qu’à Tarchiche; les chrétiens du Nord, ainsi que des prêtres ont été massacrés, dans les pauvres petits villages à Deir Acheyche, tel Miniara; à Baalbeck les petits villages chrétiens, tel Kobayat et autres sont dévastés et d’autres et d’autres, et Joumblat qui dit un tas de mensonges et pourtant nous voyons et entendons de nos oreilles: presque tous les 2 jours une religieuse a quelqu’un de sa famille de tuéou blessé; à côté d’Aley, Abadiye, le village de Mère Brigitte il ya eu le massacre de son cousin avec 7 de sa famille par les druzes de Joumblat; son pauvre frère est toujours porté disparu, c’est à dire c’est l’assurance de sa mort à présent. A l’institution Cortbawi, on a massacré 7 infirmières (prés d’Aley). Ici à la Croix, les religieuses aident les phalangistes et les autremilices chamouniennes et maronites ainsi que les Gardiens des Cèdres qui forment une seule Garde de dèfense nationale chrétienne en leur faisant du manger de grandes marmites et des sandwich, qui devenue très dure; si au moins l’Occident nous aidait, mais tous observent un silence prudent par peur des arabes et de leur pétrole“.
P. Giovanni Khoury, 10.IV.76:Beyrouth è diventata una citta morta in tutto il vero senso della parola e nessuno osa uscire da casa sua per paura di essere ucciso da un franco tiratore o rapinato. Per disgrazia i morti in questa maniera superano i cinque mila.
Prima si combatteva a Beyrouth, Tripoli e Zahlè, invece adesso in quasi tutta la montagna libanese.
Il Kesrewan fin adesso, grazie a Dio, siamo relativamente tranquilli ed il Presidente della Repubblica si è trasferito a Zouk Mekael perchè la Presidenza è stata quasi distrutta a Baabda. Così la Nunziatura a Beyrouth è stata incendiata e distrutta e il Nunzio si trova a Harissa. La vita sta diventando di più in più difficile e quasi manca tutto: verdura, frutta, carne, farina. La benzina è scomparsa e non si circola più (i venti litri [51] di benzina che prima costavano 7,35 L.L. si vendono al mercato nero a 75 LL, e qualche volta a 100 LL.), perchè le raffinerie si trovano nel Nord e nel Sud del Libano in mano dei musulmani. L’esercito non esiste più e nemmeno il Governo e stiamo vivendo peggio di qualunque tribù dell’Africa, dove non regna nessun ordine e legge. Per disgrazia noi cristiani siano divisi: l’ottanta per cento dei maroniti, il trenta per cento degli ortodossi e il venticinque per cento dei greci cattolici sono da parte nostra e il resto da parte dei palestinesi, comunisti, socialisti e tutti quelli di sinistra. Gli armeni non si sono mossi e si stanno arricchendo perchè fanno il commercio nero e solo loro possono passare dalla parte dei musulmani senza essere molestati. Ecco in breve la disgraziata situazione in cui viviamo, solo Dio sa come andremo a finire. Credo che la divisione del Libano tra cristiani e musulmani è certa. Come a Cipro tra greci e turchi”.
Sr. Marie-Jacques Karimé, 29.IV.89:Tous les jours il y a des accrochages, des morts et des blessés qui s’élèvent pour tous les jours à des centaines sans parler des enlèvements”.
Anthony Peter Khoraish visits with Ronald Reagan in 1981 in Oval Office

Cardinale Khoraiche, Patriarca Maronita, 4.V.76:Vous suivez sans doute les nouvelles désastreuses du Liban que vous avez connu et aimé et où vous avez beaucoup d’amis, surtout dans le rang du Clergé qui gardent de votre passage parmi nous un affectueux souvenir“.
Padre Giovanni Khoury, 1.VII.76:Eccellenza, non potete immaginare che cosa è diventato il Libano, specialmente Beyrouth dove da più di una diecina di giorni non hanno più acqua, né elettricità e nessuna comunicazione. Gli uccisi si contano a centinaia ogni giorno e tanti di questi disgraziati rimangono senza sepoltura per parecchi giorni, lasciati dove sono caduti e nessuno osa uscire da casa per trasportarli ai cimiteri. Come è accaduto a un mio conoscente, che era uscito per comprare qualche cosa per mangiare e fu abbattuto da un franco tiratore dinanzi a casa sua ed è rimasto dinanzi ai suoi per tre giorni“.
Sr. Marie-Jacques Karimé, 27.VII.76: “A l’hôpital St. Joseph, c’est très pénible des fois, nous sommes tellement pilonnés, le toit a été troué et toutes les vitres détriutes avec ça nous travaillons et opérons sous les bombes et les roquettes”.
[52] Sr. Marie-Jacques Karimé, 14.VIII.76:Le camp de Tell Zaatar est tombé. Il faut que le Vatican comprenne que c’est nous les chrétiens qui sommes les victimes massacrées des Palestiniens et non Tell Zaatar qui est une forteresse par où tous les jours les franc tireurs faisaient des tas de victimes et où on découvert des tas de squelettes des pauvres chrétiens kidnappés et des salles de tortures terribles… avec çà une fabrique d’armes automatiques et de R.P.G. avec des experts soviets“.
Sr. Myriam de Jesus, Carmel de Harissa, 29.VIII.76:O Excelencia! en que situaciòn tan penosa se encuentra este pobre Libano… nosotras pensamos que si VE. hubiese estado aca hubiese sido para todos gradisimo consuelo… FIAT! Esta regiòn se mantiene en paz, aunque los obuses lanzados desde lejos llegan a Jounieh y Harissa, por eso nos vemos obligadas a dormir en el piso bajo, pués los obuses son de gran calibre y atraviesan dos pisos… es una pena ver a la poblaciòn civil asi atacada. Desde nuestra terraza contemplamos los grande incendios de Beirut, el destrozo, la ruina y la miseria invaen todos los dominios. Nosotras hemos acogido en nuestra porteria a dos pobres familias que se han quedado sin casa, se van refugiando en esta regiòn y sobre todo en los conventos. Confiemos que un dìa el Libano resiscitara“.

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P. Giovanni Khoury, 25.XI.76:Per adesso la guerra civile, che è durata 19 mesi, è quasi finita per essere cambiata in occupazione siriana, e tutto questo grazie agli stati europei, che ci hanno venduto per qualche barile di petrolio. Credo che questa tregua durerà fino a febbraio p.v., perchè non possiamo accettare una pace dopo che abbiamo perduto 4 mila martiri, 11 mila mutilati e 60 mila feriti dei nostri migliori giovani, che la loro età variava dai 12 ai 25 anni. Non parlo delle perdite economiche che sono di 60 miliardi di lire libanesi. Tutta la nostra industria, sebbene piccola, è stata distrutta, così gli alberghi, commercio, case“.

Mère Marie de la Croix Zoghaib, 15.XII.76:Je ne peux pas oublier tous vos bienfaits envers nous. Plusieurs de nos jeunes gens ont porté les armes, mais nous nous avons porté motre croix généreusement en donnant à manger à des milliers de combattents et hospitaliser des centaines de sinistrés. Les événements qu’a subi notre pays, aucun autre dans le monde entier n’a subi pareil“.

[53] Mons. Georges Haddad: 18.XII.76:Notre population a été fortement éprouvée. Dans notre diocèse les victimes de la guerre civile se comptent par dizaines. Personnes kidnappées, massacrèes dans des conditions horribles, familles nombreuses ayant perdu leur soutien, maisons et magasins brûlés ne se comptent pas“.
P. Giovanni Khoury, 3.IV.77:La morte tragica di Joumblat ha scatenato i suoi partigiani, che hanno assassinato più di duecento maroniti del Chouf, scannando donne, bambini e vecchi“.
Mons. Georges Haddad, 5.IV.77:Nous continuons à vivre au Liban-Sud comme dans un cauchemar. A la veille de la fête de St. Joseph, l’un de nos prêtres âgé de 71 ans a été égorgé et affreusement mutilé avec 151 autre martyrs d’âges différents, dont une fillette de quatre mois et un vieillard de 102 ans. Ici personne ne sait que la proche avenir peut nous réserver. Nous ne quittons jamais notre peuple et dans nos visites pastorales, nous leur disons Votre sollicitude et Votre amitié“.
Sr. Marie-Jacques Karimé, 27.VIII.77: “Les druzes massacrent à présent les chrétiens dans leur église au Chouf, au village di Brif: on m’a envoyé d’urgence à Deir El Kamar, pour y secourir les blessés: c’est affreux les morts que j’y ai trouvés: une vieille femme tenant encore son chapelet entre les doigts, un homme avec son geste du bras levé voulant apaiser les meurtriers, une grosse dame avec ses entrailles dehors; voilà la méchanceté druze de toujours: le fils de Joumblat est pire que son pére, avec ses discours incendiaires à Aley. Et les Palestiniens qui massacrent au Sud du Liban“.
Arcivescovo Georges Haddad, 12.IX.77:La population vit dans la peur du lendemain. D’après les rapports officiels le district est occupé à 90% par des éléments armés. Plus de 200.000 personnes ont dèserté oeurs villages et viennent s’installer dans les faubourgs des villes. Tyr, en particulier, est saturée de ces personnes manquant du plus strict [54] nécessaire. Nous essayons de leur venir en aide avec nos moyens précaires et nous ne voyons pas d’issue prochaine à ces preuves.
Nous devinons Votre peine profonde de voir ce qui se passe chez nous, Vous-même qui avez toujours été pour le Liban le grand Ami perspicace et généreux. Vos gestes réitérés à l’égard de nos prêtres et d’autres prêtres de la région que nous pouvons ainsi aider grâce à Votre bonté, sont pour nous les marques d’une grande Amitiè“.
Arcivescovo Georges Haddad, 19.I.78:Nous devinons Vos soucis à notre égard qui sont à la mesure de Votre grande et très noble amitiè. Il ne semble pas que nous soyons au Liban-Sud au bout de nos éprouves. En effet, les représailles israéliennes contre les Commandos palestiniens continuent de créer un climat d’insécurité, sans compter les dizaines de victimes humaines. D’où un exode continuel de la région frontalière et le grande nombre de rêfugiés qui vient surpeupler les faubourgs des villes et accumuler ainsi les misères morales et matérielles. Deux de nos écoles paroissiales, trois presbytères, un église et un bon nombre de nos propriétés sont occupés soit par des éléments armès, soit par des rêfugiés. Nos prêtres et nos religieuses sont restés à leur tâche et partagent la vie de gens au milieu de leurs épreuves. Votre Amitié pour nous tous nous procure un grand réconfort moral“.
Arcivescovo Georges Haddad, 2.II.78:Tous nos prêtres et nos religieuses sont restés à leur poste, alors que beaucoup d’autres de différentes communautés ont quitté la région. Il n’y a plus un seul prêtre orthodoxe et sur la demande de l’évêque orthodoxe, nous assurons nous-même le service à ses diocésains. Lors des fêtes, l’un des nos prêtres  a eu sa voiture atteinte par les balles d’un franc-tireur, alors qu’il assurait le service religieux dans des villages frontaliers. C’est Vous dire que parfois les dangers sont certains, mais nous tous, nous nous trouvons très encouragès par Votre noble amité et par Vos prières“.
[Continua]

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